Habitations monocellulaires

Cette séquence pittoresque de quatre maisons rappelle la présence, à côté des demeures bourgeoises, d’un habitat plus modeste appartenant à de simples manouvriers.

Le manouvrier ou journalier était un tout petit propriétaire terrien, qui, pour compléter ses revenus, n’avait pas d’autres alternatives que de travailler régulièrement pour quelques gros propriétaires. On pense souvent qu'il s'agit d'un ouvrier agricole. Dans de nombreux cas pourtant, il subsiste aussi grâce à la filature de la laine, à l’artisanat, à la fabrication de clous ou encore au transport. Leur condition était précaire, dépendant de l’embauche très irrégulière et des salaires généralement payés en nature ou de quelques sous. Son habitation est à l’image de ses revenus, modeste et fonctionnelle.

Agglomérées les unes aux autres, logis contre logis, ces habitations monocellulaires dressent leurs étroites façades à front de rues délimitant le bord d’une placette. L’alternance de volumes aux gabarits variés et le décrochement des pignons mitoyens donnent un véritable relief aux toitures.

Cette suite d’habitations s’accommode de la faible dénivellation naturelle par un soubassement, au niveau de la dernière maison, dont la hauteur accompagne le relief. Plusieurs fois transformés depuis la fin du 17e siècle, les volumes jointifs se déclinent en différents matériaux, allant de la pierre de grès ou de calcaire surmontée de brique jusqu’aux tuiles noires. 

Texte et Photographies : Mark Rossignol - Illustration Gérard Michel

 

En pratique

Habitations monocellulaires
59 Soiron-centre
4861 Soiron

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